Cyberfax spécial Albert Londres
- 18 mars 2004
-
hommage à Albert Londres
grand reporter (1884 - 1932)

 
Qui était Albert Londres ?

nous écrire

témoignages


Madrid

Il porte un nom de ville et c'est dèjà un voyage. Depuis quelques mois, quand nous parlons de lui, nous disons Albert et il nous est familier. Un journaliste, reporter de guerre, nous écrit en disant "notre papy" et c'est vrai qu'il est un exemple, un modèle, une référence. Ses livres nous entraînent sur tous les fronts, sous tous les climats, dans tous les périls et tous les déguisements. Papy Albert n'aimait être reconnu trop vite, ses reportages il les faisait incognito. Les nôtres, qu'ils viennent de Chine ou de Kourou, sont plus modestes et moins discrets. Mais Papy nous a appris à regarder et Albert à parler.
 

coordonnateur:
collège Auguste Mignet
Aix-en-Provence -
France

correspondants :
collège Font d'Aurumy
Fuveau - France

collège Henri Agarande
Avenue des îles
97310 Kourou

lycée Frédéric Joliot-Curie
Sofia - Bulgarie

Il n'existe que deux catégories d'hommes, ceux qui ont des valises
et ceux qui possèdent des meubles.


IES de Sar
Santiago de Compostela - Espagne

école française Pierre Loti
Istanbul - Turquie

Ecole MLF-PSA
Xiangfan Hubei - Chine

Ecole N 4
La ville Méguion,
Khanty-Mansijsk - Russie

 

Albert Londres

 

responsable de projet :
roland Camboulives
CLEMI - IUFM Aix- Marseille

 

 

 
 

Qui était Albert Londres ?

Au début, rien peut-être ne le prédisposait à devenir journaliste. Homme de lettres, il écrivait des poèmes, lisait Baudelaire et Victor Hugo,se passionnait pour le théâtre.

Le premier reportage qu'il a signé ?

C'était à Reims, pour Le Matin, le 21 septembre 1914, en pleine guerre, dans un article signé "Ils bombardaient Reims". Et déjà Albert Londres était au centre, dans le feu de l'action. Cette position, il ne la quitte jamais. C'est de là qu'il écrit, au plus près des sensations et des émotions, en partageant les mêmes conditions, les mêmes risques.
Albert Londres a pris goût au direct. Il devient journaliste de guerre pour le Petit Journal et partage la vie des soldats sur le front oriental en Serbie, en Grèce, en Turquie, en Albanie.
Désormais on trouve Albert Londres sur tous les fronts, à Fiume, au Liban, en Syrie, en Palestine, en Egypte. Il observe, il décrit, il fait parler, il dénonce, il démonte. On le licencie ? Il trouve un autre journal.

La méthode Albert Londres ?

Un peu Tintin, un peu Passepartout, il s'introduit, se cache, se déguise. Il a toutes les ruses pour se tenir toujours au plus près, écrire de l'intérieur, observer sans intermédiaire,rapporter sans concession.Il s'introduit chez les Bolcheviks dans la nouvelle URSS de 1920.On le retrouve en Inde, au Japon. Et puis, un peu partout dans le monde et partout il dénonce avec talent, il met en scène, il décrit et dialogue. Il fait entrer la littérature dans le reportage ? Oui. Mais pour la bonne cause.

 

 

 

 

 

 
 

Pourquoi je veux devenir journaliste

Je trouve le journalisme flou par définition. Il laisse la place à tout, désigne tout, c'est à la fois la liberté et l'inconnu... ça peut être un tremplin vers d'autres professions comme l'approfondissement d'une passion.
Pour cette raison, le journalisme est surtout pour moi synonyme de curiosité. J¹ai toujours pensé qu¹il était indispensable de savoir être curieux. Comme un exercice sportif, s'intéresser et être au courant permet de se stimuler, de rester éveillé intellectuellement, de ne pas laisser croupir son esprit dans l'indifférence. Pour moi, étudier le journalisme revient moins à un choix de carrière qu¹au plaisir de connaître, de participer à l¹évolution du monde sans jamais être en dehors de ce qui se passe tout autours de soi.
Par ailleurs, le journaliste agit sur ce point très précis se situant entre la compréhension et l¹interprétation. S¹il ne faisait que transmettre ce qu¹il voit, en rapportant les faits bruts, il ne serait qu¹un messager. Donner de soi, de sa sensibilité, c¹est ce qui pour moi distingue le simple rapporteur d¹information du journaliste. Fin observateur, il sait donner le ton aux événements dont il est témoin. De cette manière, il essaye de faire partager sa vision du monde ou du moins, peut contaminer les autres de sa curiosité...

Fabrice Lauret, étudiant en journalisme, Paris