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Qui
était Albert Londres ?
nous écrire
témoignages

Madrid
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Il
porte un nom de ville et c'est dèjà un voyage. Depuis
quelques mois, quand nous parlons de lui, nous disons Albert et
il nous est familier. Un journaliste, reporter de guerre, nous écrit
en disant "notre papy" et c'est vrai qu'il est un exemple,
un modèle, une référence. Ses livres nous entraînent
sur tous les fronts, sous tous les climats, dans tous les périls
et tous les déguisements. Papy Albert n'aimait être
reconnu trop vite, ses reportages il les faisait incognito. Les
nôtres, qu'ils viennent de Chine ou de Kourou, sont plus modestes
et moins discrets. Mais Papy nous a appris à regarder et
Albert à parler.
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coordonnateur:
collège Auguste Mignet
Aix-en-Provence - France
correspondants
:
collège Font d'Aurumy
Fuveau - France
collège
Henri Agarande
Avenue des îles
97310 Kourou
lycée Frédéric Joliot-Curie
Sofia - Bulgarie
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Il
n'existe que deux catégories d'hommes, ceux qui ont
des valises
et ceux qui possèdent des meubles.
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IES de Sar
Santiago
de Compostela - Espagne
école
française Pierre Loti
Istanbul - Turquie
Ecole MLF-PSA
Xiangfan Hubei - Chine
Ecole
N 4
La ville Méguion,
Khanty-Mansijsk - Russie
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Albert
Londres
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responsable
de projet :
roland
Camboulives
CLEMI - IUFM Aix- Marseille

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Qui
était Albert Londres ?
Au début, rien peut-être
ne le prédisposait à devenir journaliste. Homme de
lettres, il écrivait des poèmes, lisait Baudelaire
et Victor Hugo,se passionnait pour le théâtre.
Le premier
reportage qu'il a signé ?
C'était à
Reims, pour Le Matin, le 21 septembre 1914, en pleine guerre, dans
un article signé "Ils bombardaient Reims". Et déjà
Albert Londres était au centre, dans le feu de l'action.
Cette position, il ne la quitte jamais. C'est de là qu'il
écrit, au plus près des sensations et des émotions,
en partageant les mêmes conditions, les mêmes risques.
Albert Londres a
pris goût au direct. Il devient journaliste de guerre pour
le Petit Journal et partage la vie des soldats sur le front oriental
en Serbie, en Grèce, en Turquie, en Albanie.
Désormais
on trouve Albert Londres sur tous les fronts, à Fiume, au
Liban, en Syrie, en Palestine, en Egypte. Il observe, il décrit,
il fait parler, il dénonce, il démonte. On le licencie
? Il trouve un autre journal.
La
méthode Albert Londres ?
Un peu Tintin, un peu Passepartout,
il s'introduit, se cache, se déguise. Il a toutes les ruses
pour se tenir toujours au plus près, écrire de l'intérieur,
observer sans intermédiaire,rapporter sans concession.Il
s'introduit chez les Bolcheviks dans la nouvelle URSS de 1920.On
le retrouve en Inde, au Japon. Et puis, un peu partout dans le monde
et partout il dénonce avec talent, il met en scène,
il décrit et dialogue. Il fait entrer la littérature
dans le reportage ? Oui. Mais pour la bonne cause.

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Pourquoi
je veux devenir journaliste
Je
trouve le journalisme flou par définition. Il laisse la place à
tout, désigne tout, c'est à la fois la liberté et l'inconnu... ça
peut être un tremplin vers d'autres professions comme l'approfondissement
d'une passion.
Pour cette raison, le journalisme est surtout pour moi synonyme
de curiosité. J¹ai toujours pensé qu¹il était indispensable de savoir
être curieux. Comme un exercice sportif, s'intéresser et être au
courant permet de se stimuler, de rester éveillé intellectuellement,
de ne pas laisser croupir son esprit dans l'indifférence. Pour moi,
étudier le journalisme revient moins à un choix de carrière qu¹au
plaisir de connaître, de participer à l¹évolution du monde sans
jamais être en dehors de ce qui se passe tout autours de soi.
Par ailleurs, le journaliste agit sur ce point très précis se situant
entre la compréhension et l¹interprétation. S¹il ne faisait que
transmettre ce qu¹il voit, en rapportant les faits bruts, il ne
serait qu¹un messager. Donner de soi, de sa sensibilité, c¹est ce
qui pour moi distingue le simple rapporteur d¹information du journaliste.
Fin observateur, il sait donner le ton aux événements dont il est
témoin. De cette manière, il essaye de faire partager sa vision
du monde ou du moins, peut contaminer les autres de sa curiosité...
Fabrice
Lauret, étudiant en journalisme, Paris
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